A travers la grille, j'ai pu faire quelques photos de la cour Royale et de la cour de Marbre
Le relais de chasse de Louis XIII a beaucoup changé. Sans compter des modifications mineures effectuées à partir de 1661, auxquelles le roi ne consacra qu'une somme modeste d'un million et demi de livres, les phases de construction se déclenchèrent en 1664 avec la première campagne de construction. En dépit des résultats de la construction d'un des plus merveilleux palais d'Europe, les poursuites de Louis XIV déclenchèrent des critiques sournoises parmi ses courtisans
Je le trouve très "moderne", en particulier grâce a la cour de Marbre que l'on distingue sur le première photo.
À partir de 1664, Louis XIV fit aménager Versailles de façon à pouvoir y passer plusieurs jours avec son Conseil et membres de la Cour. Il décida de conserver le château initial bâti par Louis XIII, plus pour des raisons financières que sentimentales. Le Vau tripla la superficie du château, qui fut décoré avec beaucoup de luxe, en reprenant notamment le thème du soleil, omniprésent à Versailles.
Le rez-de-chaussée, constitué par un soubassement souligné par les lignes horizontales des refends, s'éclaire par des fenêtres cintrées sur les parterres. Les clés d'arc sont décorées par des mascarons, représentant les différents âges de la vie.
Le deuxième niveau, correspondant à l'étage noble, est pourvu de colonnes ioniques, de niches et de hautes fenêtres rectangulaires (cintrées par Jules-Hardouin Mansart en 1679) reliées par une balustrade avec des balustres en forme de poire.
Le troisième niveau d'élévation est appelé « étage attique », donc le couronnement d'une élévation, sous forme d'un demi-étage carré. Il reçoit une décoration d'ordre corinthien et est surmonté d'une balustrade sur laquelle reposaient des trophées et des pots à feu.
Le toit est plat, Saint-Simon disait d'ailleurs que Versailles ressemblait, côté jardin, à un château qui aurait brûlé. Avec les traités de Nimègue, qui mettent fin à la guerre de Hollande, se déclenche la troisième campagne de construction à Versailles. Sous la direction de Jules Hardouin-Mansart, le château prend les aspects ce que nous lui connaissons aujourd'hui.
Les travaux importants se déroulèrent en période de paix. Inversement, en période de guerre, les travaux et dépenses connurent un net ralentissement. Une idée fausse répandue par l'historiographie de la Troisième République veut que le chantier de Versailles ait ruiné le pays.
L'historien François Bluche a pu évaluer la charge des chantiers de Versailles en se basant sur les archives comptables des bâtiments du roi, et les estime à 80 millions de livres, soit moins de 3 % annuels dans les dépenses de l'État (en prenant en compte les principales charges réparties entre 1664 et 1715).
Demi tour.......... je retourne à mon carrosse.
Non sans rencontrer quelques dingueries
Louis XIV nous salue et nous montre le chemin du retour
Encadré par d'élégantes statues de déesse. Un lion terrassé, un casque, un carquois... la déesse de la Victoire je pense.
Une couronne de laurier, des palmes académiques tenues par un ange, un oiseau mis a terre. Je devine un barbu derrière la déesse. Je n'en ai pas fait le tour à cause de la pluie.
Nous voici maintenant a l'extrémité de la Place d'Armes, Aux écuries du Roi. Maintenant ce sont des chevaux d'une autre catégorie qui s'y garent.
La Grande Écurie est un bâtiment qui se trouve, sur la place d'Armes, en face du château, entre les avenues de Saint-Cloud et de Paris. Constituant avec la Petite Écurie les Écuries royales de l'École de Versailles (institution faisant travailler un millier de personnes sous Louis XIV), elle a été construite sous la direction de l'architecte Jules Hardouin-Mansart et achevée en 1682.
la Grande Écurie se trouvait sous les ordres du Grand écuyer de France et abritait notamment l'école des pages du roi en la Grande Écurie, qui était réservée à la noblesse militaire ancienne, ceux qui y étaient admis pour y être élevés devaient prouver leur noblesse depuis au moins l'an 1550. La réception comme page du roi en sa Grande Écurie ou sa Petite Écurie était, pour une famille, un honneur qui venait juste après celui des Honneurs de la Cour. La Grande Écurie accueillit également dans ses murs, entre 1680 et 1830, le berceau de l'équitation savante française : l'École de Versailles.
En bonne républicaine que je suis , j'ai ensuite cherché la Salle du Jeu de Paume . Elle se situe dans une petite rue à gauche du Château.... J'ai trés peu de photo, la porte était fermée . c'était surtout pour moi un symbole.
A bientôt . Sortez couvert, ou mieux, ne sortez que si vous étes obligés.