• En ce moment, je suis a fond chez Patricia Cornwell. je lis toutes les aventures de Kay Scarpetta, médecin légiste a Richmond.

     

    http://www.babelio.com/users/AVT_Patricia-Cornwell_6488.jpeg

     

    Tu as de beaux yeux, tu sais

     


    Richmond est la capitale du Commonwealth de Virginie, aux États-Unis. Comme toutes les communes de Virginie constituées en tant que villes, c'est une ville indépendante qui ne fait partie d'aucun comté. Ancienne capitale de la Confédération sudiste entre 1861 et 1865, c'est aujourd'hui un centre financier, administratif, culturel et universitaire situé à 160 kilomètres au sud de Washington, la capitale fédérale. Dwight Clinton Jones, démocrate, est le maire depuis le 1er janvier 2009. Richmond est le centre de la région métropolitaine de Richmond (MSA) et du Grand Richmond. Selon les chiffres du Bureau du recensement des États-Unis (2010), la population de la commune était de 204 214 habitants, au sein de la troisième plus grande agglomération de Virginie avec 1 258 251 habitants. Entouré par les comtés de Henrico et Chesterfield, la ville est située à l'intersection de l'Interstate 95 et Interstate 64, et entouré par l'Interstate 295 et la Virginia State Route 288.

    Merci Wikipédia

     

    J'ai commencé il y a quelques mois, par le dernier sorti en poche.

     

    Le Havre des morts.

    je faisais  donc connaissance de Kay Scarpetta, médecin légiste, américaine d'origine italienne en 2011. Mais ses aventures ayant commencé en 1990. je décidais de redescendre dans le temps et de trouver la collection.

     

     

    Je ne suis pas une serial killer, mais j'aime les histoires d'enquêtes criminelles, et puis suivre la vie d'une femme médecin légiste dans ce monde d'homme, sur une période de 22 ans  me plait beaucoup.

     

    j'ai trouvé la plupart des livres en poche sur "Amazon" même des livres d'occasion.

    d'ailleurs j'attends les 3 derniers.

     

    C'est trés technique et trés pointu, j'ai appris des tas de choses, moi qui étais complètement hermétique à la physique et à la chimie.

     

    Aprés mon grand coup de coeur pour les livres de Fred Vargas que j'ai dévoré.

     

    Me voici au coeur des Etats Unis, dans une ville du sud avec Patricia Cornwell. je suis comme cela, j'ai des coups de coeurs, des passions, surtout en lecture.

     

    004--5-.JPG

     

    Mais ici nous étions à Paulhenc dans le Cantal, j'y ai beaucoup lu. la journée on buvaient beaucoup d'eau.

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  • Oui, que vous soyez, blonde, brune ou rousse, fragile ou forte, belle ou jolie, grosse ou mince, jeune ou vieille, marrante ou triste, mère ou maire, épouse ou maitresse, battue ou adorée, étéro ou homo, garce ou sal..e,  je vous aime !!

    Car malgré tout les vices dont on nous accable, nous sommes les meilleures !!!!

     

    Ne laissez jamais personne vous dire que vous êtes nulle

     

    Il vous adore : attention il veut vous attacher.

    Il vous bat : il veut vous asservir en vous faisant croire que vous êtes moins que rien, car il sait au fond de lui que vous êtes plus intelligente que lui. Fuyez avant qu'il ne vous détruise complètement.

     

    http://tomthecat.t.o.pic.centerblog.net/xie82fnx.jpg

     

    Un jour j'ai ressemblé a cela.

     

    http://www.weblettres.net/blogs/uploads/3/3EB/16831.jpg

     

    Sauvons nous !!!

     

    en 2009, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. Combien d'hommes on subit cela en 2009 ????

     

    http://imworld.aufeminin.com/dossiers/D20090415/JUPITERIMAGES-08942615-1-164709_XL.jpg

     

    Femmes de tous les pays unissons nous !

     


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  • P1030721.JPG

     

    ma place favorite, en face de l'écran.

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  • Depuis fin Novembre l'histoire de Marie est restée sur le papier, décembre a été speed. Les agapes de la fin d'année se sont diluées avec le temps.

     

    c'est donc parti pour la suite

     

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    Lorsque  JP apprit l'homosexualité de son fils, ce fut une explosion ,  Je pense que ce fut le premier gros problème que notre couple eut à vivre,  et la faille ne fit que grandir depuis cette date.


    6 ème chapitre

    Antoine, partit quelques années à Paris, les contacts du père et du fils s'espacèrent, JP ne voyait pas vivre son fils et c'était très bien comme cela.
    En 1990   lors des vacances d'été, JP avait passé 3 semaines de vacances avec nous à Beauregard, la confrontation devenait inévitable, tout d'abord, JP ne cessait de « bâcher » son fils sur une éventuelle fiancée cachée.

    Antoine supportait de moins en moins les blagues graveleuses de son père, qui prenait un malin plaisir à insister lourdement, si bien qu'Antoine fini par lui dire que l'amour actuel de sa vie s'appelait Julien, que c'était un garçon et qu'il avait 23 ans.

    La tête que fit JP fut à la mesure de sa surprise, comme dans les dessins animés son menton descendit de 20 cm, lorsqu'il vit que son fils ne blaguait pas, il jura comme jamais et il se tourna vers moi

    « Toi tu savais !! et tu ne m'as rien dit !!! » J''étais tétanisée par la tournure de cet aveu.
    Il ne savait que dire à son fils, il  retourna sa colère  vers moi, tout cela était de ma faute, je l'avais trop gardé dans mes jupes, je l'avais empêché d'en faire un homme lorsqu'il avait voulu lui faire faire du rugby et du judo, tout ce que je n'avais pas fait pour mettre son fils dans le droit chemin, j'étais responsable de l'homosexualité de notre fils, jamais il ne me pardonnerait.

    Outrée de sa réaction, je lui répondis que comme tous les hommes il ne craignait pas la sodomie, à condition qu'il soit le chevaucheur

    Il n'apprécia pas du tout ma réplique et parti en claquant la porte. Ce jour là, il alla se saouler à Romans. Je ne le revis que tard dans la nuit, accompagné du patron du bistrot avec qui il était devenu copain, car lorsqu'il m'accompagnait pour les courses, il y passait de grands moments ou il refaisait le monde avec quelques désœuvrées.
    A moi le lendemain, d'aller récupérer la voiture, une voisine amie me véhicula gentiment. Ma colère n'était pas noire, mais froide

    Il ne m'a pas parlé durant le reste de nos vacances, mais il n'a même pas cherché à discuter avec Antoine. Ce dernier est reparti pour la capitale sans un mot de son père. Facile d'ignorer les problèmes en les niant. J'étais furieuse de la tournure des événements, j'avais eu tort, de ne pas lui en parler plus tôt, mais même si je savais que JP était homophobe, je pensais qu'il remettrait en cause son aversion lorsqu'il s'agissait de son propre fils.

     

    Un voile de sentiments contradictoires m'enveloppa, j'avais devant moi un homme que j'aimais depuis 24 ans avec ses qualités et ses défauts et qui devenait un étranger, je n'avais plus d'estime pour lui, pour moi l'amour passe par l'estime, je ne pouvais aimer un homme que je n'estimais plus, dans mon subconscient je savais que cela allait se terminer de cette façon, est ce pour cela que j'avais sciemment retardé le moment ou il saurait.

    Lui que se targuait d'être un humaniste, qui désirait devenir « franc maçon ». grands mots, grandes phrases, mais le bonhomme était un beauf .

    Nous avions, Antoine et moi, souvent parlé de ses états d'âme, aussi longtemps qu'il se souvienne, il avait toujours été attiré par les garçons, venu la période de son adolescence, là ou ses amis ne parlaient que de filles, il se dit qu'il n'était pas comme les autres jeunes de son age.

    Cela lui fit tout d'abord peur, puis il chercha a savoir « pourquoi » je l'encourageait à lire.

    - Dans une lettre datant de 1919 écrite à la mère d'une jeune patiente, Freud explique : « l'homosexualité n'est pas un avantage mais ce n'est pas non plus quelque chose dont on doit avoir honte, ce n'est ni un vice ni une dégradation et on ne peut pas non plus la classer parmi les maladies ». Cette conception est caractéristique de la modernité de la pensée freudienne, qui va à l'encontre des théories psychiatriques de l'époque.

     

    Son livre de chevet devint « Histoire de la sexualité de Michel Foucault,


    A cette époque le Sida commençait a faire des ravages, J'avais plus peur pour sa santé que pour son âme. C'est pourtant en 1990 que l'Organisation Mondiale de la santé supprimait l'homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d'un siècle d'homophobie médicale.

    Je crois que c'est à partir de cette période que mon mari a commencer à me tromper, il avait maintes réunions tardives, il partait en déplacement une à deux fois par mois, il rentrait souvent tard dans la nuit. Notre vie de couple était pratiquement inexistante.

    Il voulait certainement se prouver qu'il était bien un mâle, même s'il avait engendré un fils homo.


    J'avais plusieurs fois essayé de mettre le problème dans la discussion, il me coupait la parole en disant qu'il ne voulait pas en parler, par contre lorsqu'il voyait son fils il lui parlait de mille choses, comme si tout cela n'existait pas. Antoine en  souffrait beaucoup, mais que faire, lorsque l'on a un mur devant soi.

    Après ses années d'études d'architecture, Antoine ne revint pas s'installer à Vienne ni à Lyon, il resta à Paris, il trouva rapidement un emploi dans un grand cabinet puis se mit à son compte en s'associant avec un copain de promotion. A bientôt 40 ans il était bien installé dans la profession, d'ailleurs cela a toujours agacé JP, car son fils s'était fait seul, sans son aide,

    il pavoisait tout de même en disant qu'il lui avait payé de très coûteuses études.

     

    a suivre......

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  • Dimanche passé, je suis allée m'impregner du village de beauregard Barret.
    je ferais bientot un article avec des photos.
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    Le lundi suivant, après avoir pris contact avec le service comptable de GAGELOC, je me lançais dans les papiers administratifs, JP s'occupait de tout cela, les courriers étaient classés, répertoriés, rangés, donc facile à retrouver.
    Il faisait toujours aussi beau, et je me réjouissais de partir à Beauregard. Je commençais à faire mes valises, je ne savais pas le temps que je resterais la bas, aussi je prévoyais des habits pour le chaud et pour le froid.
    Beauregard, petit village de la Drôme situé en dessous du Vercors, au pied de la montagne de Musan,à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Romans sur Isère. Mes grands parents maternel y avaient une ferme. J'y ai passé toutes mes vacances lorsque j'étais enfant, et lorsque ma grand mère est décédée, nous avons racheté la ferme nous l'avons restaurée elle est devenue notre maison de campagne.
    Je repensais aux moments que nous avions passé la bas, tous ensemble, au temps où nous formions une vraie famille, où nous étions inséparables. Avant de reprendre mon travail j'y allais tout l'été avec les enfants, JP nous rejoignait les week end et au mois d’Août la petite maison blanche se réveillait dans les cris d'enfants, la musique que je mettais à tue tête, les voisins n'étant pas trop proches de nous. Les ballades jusqu'au « La Combe » ou sur le plateau du vercors
    Nous y passions des Noël époustouflants, lorsque les enfants étaient jeunes et des étés lumineux. Cet endroit ne cessait de nous étonner, durant les différentes saisons, l'automne était des plus colorés, les falaises prenaient des tons mordorés sous le soleil couchant, nous y avons vécu de merveilleux moments. J'avais besoin de m'apaiser, et quel meilleur endroit que cette maison pour y parvenir. Elle avait été suffisamment modernisée pour y vivre été comme hiver. Le jardin y était grand et je pourrais même y cultiver quelques légumes l'été et y planter des rosiers, encore des rosiers.
    Ces dernières années le village avait beaucoup grandi de nombreuses constructions avaient vu le jour, de pimpantes villas poussaient coté nord-est du village.
    Dans chacun des villages de Meymans et Beauregard, on retrouve une église et une école. Proche du Vercors, la commune compte plusieurs itinéraires de randonnées, tous balisés. Actuellement ses habitants sont au nombre de 700,
    Un peu d'histoire : En 1792, date de création des communes en France, celle-ci regroupait trois paroisses : Beauregard, Jaillans, Meymans. Elle prit le nom de Beauregard.
    En 1807, la commune de Crispalot (34 habitants) a disparu et une partie de son territoire (Les Matras, Pêcherot entre autres) a été intégrée à notre commune. L’Eglise se trouvant sur la rive droite du ruisseau de la Béaure en faisait partie, par contre la commanderie des moines s’est retrouvée sur Chatuzange-le-Goubet. Elle est rapidement tombée en ruine, les habitants du secteur prenant les pierres pour construire leur maison
    En 1923, notre commune a changé de nom. Elle s’est appelée « Beauregard-Baret », les deux villages de Meymans et Jaillans s’appuyant sur les flans des coteaux de Baret
    En 1950, après plusieurs tentatives, Jaillans s’est séparé de cette commune.
    La nature géologique des Monts du Matin, leur exposition et leur situation de carrefour climatique constituent les conditions idéales à la présence d'une flore abondante et d'une grande diversité: Lys martagon, jonquilles, gentiane blanche, grande astrance, l'aconit vénéneux, nivéole de printemps et les orchidées. Parmi toutes ces espèces, la plus remarquable est l'ophrys drômois ou "Miroir de Vénus", unique en France.
    (*)Durant les vacances de Noël et de Pâques nous montions à Méaudre ou à Lans en Vercors afin de faire du ski ? Je n'étais pas trop fan , mais les enfants et JP adoraient cela.
    Me retrouver seule dans cette grande maison ne me faisait pas peur. On pourrait penser que j'allais m'y ennuyer . Entre la lecture, la télévision, Internet, mon APN, le jardin, ma broderie, comment le pourrais je,
    Je ferai installer le téléphone avec une connexion pour le net et je trouverai bien une bibliothèque afin d'emprunter des livres, Romans sur Isère n'est qu'a une quinzaine de kilomètres. Je pourrai peut être prendre des animaux, pas des poules, ni des chèvres mais un chat ou un chien, peut être même les deux, JP n'avait jamais voulu d'animaux à la maison, les enfants et moi l'avons souvent regretté. Oui, oui, je prendrai des animaux, lorsque je serai bien installée.
    JP n'avait pas que des défauts, il était très travailleur,il avait bossé fort pour arriver à son poste de responsable du service du personnel de GAGELOC, je me moquais un peu de lui lorsqu'il s'était fait faire des cartes de visite ou l'on pouvait lire « Directeur du personnel », on aurait pu croire qu'il était « DRH ». JP était très fier de son poste, il en usait et parfois même il en abusait.
    A la maison, il était assez directif, on discutait de nos projets, il m'écoutait, mais sa décision l'emportait toujours. Si je désirais innover il me disait non, et quelques mois plus tard, il prenait mon idée à son compte, cela m'amusait beaucoup.
    Dire qu'il avait la grosse tête était peut être un peu exagéré, mais il avait l'habitude que tous disent amen devant lui, sauf ses enfants lorsqu'ils sont devenus adultes, Quant à moi, je disais oui, et faisais comme je voulais,(*) il n'était pas très chaud que je reprenne mon travail, mais j'y tenais afin d'avoir une liberté pécuniaire. Nous avons vécu une période assez houleuse, mais il s'y est habitué, être une mère au foyer peut être très agréable, mais mon besoin d’indépendance était le plus fort, Je ne pense pas que les enfants aient mal vécu cela, je ne travaillais pas les mercredi afin de les emmener à leurs diverses activités.
    Nous nous sommes mariés en février 1968, j'avais à peine 20 ans, et Antoine est né fin novembre de la même année. En ce temps là on arrivait encore vierge au mariage, Maman me disait, si tu couches avec un garçon avant de te marier, il te dira « si tu l'as fait avec moi, tu aurais bien pu le faire avec n'importe qui » Et puis la peur d'être enceinte avant de se marier me paralysait. Comme cela me semble loin et désuet, la pilule n'existait pas encore, quant aux préservatifs, comment oser en acheter . Je vous parle d'un temps........
    Nous nous sommes follement aimés, puis l'habitude à user notre amour, JP ne pensait qu'a monter, monter dans la hiérarchie de sa Société. Il me laissait m'occuper des enfants, Il pourvoyait au financement de notre vie, mais s'impliquait de moins en moins dans l'éducation des enfants. Il a beaucoup culpabilisé lorsqu' il a appris l'homosexualité de son fils, mais il ne put que me dire que c'était tout de même de ma faute, Je pense que ce fut le premier gros problème que notre couple eut à vivre et la faille ne fit que grandir depuis cette date.
    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
    a suivre....
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  • Voici un nouveau chapitre de la vie de Marie

    Bonne lecture

     

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    Le week end passe, assez maussade, malgré le grand soleil, je ne suis sortie que pour faire quelques courses alimentaires au centre commercial proche, je n'ai nullement envie de rencontrer des personnes connues. Je tourne en rond dans notre grande maison vide. Pourquoi dois je me cacher, je n'ai pas à avoir honte, mais c'est plus fort que moi, je n'ai envie de voir personne.
    Je n'ose pas aller dans la chambre de JP, elle est restée telle que je l'avais laissé ce lundi matin, après avoir fait son lit, rangé ses habits sur des cintres, etc......
    Il me faudra du temps pour porter ses affaires à Emaûs, peut être pourrais je demander à Antoine de le faire à sa prochaine visite.
    Nous partagions le bureau, cela m'est plus facile d'y retourner, je vais sur Internet afin d'avoir des détails sur la réversion de retraite des veuves. Ma retraite n'est pas mirobolante, Je me suis arrêtée de travailler lors de la naissance des jumelles, en 1972, j'ai repris le travail en 1980, j'ai tout d'abord travaillé pour des agences d'Intérim, puis j'ai pu être embauchée à la GAGELOC en 1984, mais dans une autre agence que celle de JP.
    En ce temps là il n'était pas encore chef de service du personnel, et en aucune façon je n'ai été pistonnée. Je n'ai eu cet emploi que grâce à mes talents de secrétaire bureautique. J'étais passionnée par les nouveaux logiciels. Au début, je travaillais sur MS DOS et la souris n’existait pas. Lorsque j'y pense, cela me fait sourire. Quelle évolution depuis 30 ans, je suis une pionnière.
    En ce qui concerne le notaire, JP et moi, nous nous étions fait une donation au dernier vivant. Je verrais plus tard ce qu'il y a lieu de faire. J'ai 6 mois pour faire la déclaration de succession.
    J'étais dans mes recherches lorsque le téléphone se mis à sonner. C'était Julia qui voulait savoir comment je me portais, Je lui fit part de mes recherches et lui demandais si elle pensait venir me voir à Beauregard vers le 15 août. Bien entendu me répondit elle, elle viendrait avec Olivier. J'étais ravie, il y a toujours eu beaucoup de connivence entre Julia et moi, Lucia était, elle, plus prés de son père.
    Je me sentais mieux, avoir un coup de fil de mes enfants me faisait toujours un effet positif, mon cœur se gonflait d'amour, je flottais sur un petit nuage. Et mon grand bonheur était lorsque l'on se retrouvait tous à Beauregard .
    Les jumelles ont été relativement facile a élever, du fait de cette naissance gémellaire, j'ai arrêté de travailler à leur naissance, Antoine avait 4 ans et il n'était pas ravi de l'arrivée de ces deux bébés qui lui volaient la vedette. Il était le chéri de son père qui faisait les rêves les plus fous quant à son avenir.
    Puis Julia et Lucia, sont arrivées, deux brunettes piquantes qui se ressemblaient comme deux sœurs et pas comme des jumelles monozygotes. Deux adorables fillettes qui attiraient toutes les attentions de la famille.
    Cette année là Antoine entrait à la maternelle, il s'est senti quelque peu délaissé, mis de côté, d'autant plus que j'étais fort occupée avec les couches et les biberons et que son père ne tarissait pas d'éloge sur ses filles. Antoine a certainement souffert de cette situation. Bien plus tard, nous nous sommes demandés si nous n'étions pas passés à coté d'une chose importante à ce moment là.
    Les filles ne se ressemblaient guère, elles étaient brunes aux yeux noisettes toutes les deux, mais la ressemblance s’arrêtait là. Julia était petite et ronde quant à Lucia elle était grande et mince. Déjà à la naissance elles avaient 7cm de différence et cela ne s'est pas atténué en grandissant, bien au contraire. Lucia était la sportive, la matheuse et la musicienne, Julia était la rêveuse, la danseuse et la littéraire
    Lucia, notre belle sportive contre toute attente, avait commencé des études musicales à l'école de musique de Vienne, puis son bac en poche elle est entré au conservatoire de musique de Lyon. A force de travail elle est devenue une virtuose du violon, elle voyage beaucoup avec des orchestres philharmoniques ou des quintettes à cordes. Son père en était très fier, Il avait dans son bureau à la GAGELOC de nombreux portraits de Lucia en train de jouer de son violon. Elle vit la plupart du temps dans la capitale et ne nous a jamais présenté un quelconque fiancé. Son leitmotiv « Mieux vaut être seule que mal accompagnée ». Je commence à me dire qu'elle n'a peut être pas tort.
    Quant à Julia, les livres étaient sa passion, dés qu'elle a su lire elle a dévoré tout ce qui lui passait dans les mains, elle a fait un peu de danse classique, mais la littérature passait avant tout . Après son bac littéraire elle s'inscrit à la fac afin de préparer un DUT information communication, option métiers du livre et du patrimoine, puis suivi une formation supérieure à l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (ENSSIB) à Villeurbanne. Enfin elle passa un concours pour entrer dans la fonction publique et décrocha un poste à Annecy dans l'une des nombreuses bibliothèques de cette ville. C'est à cette occasion qu'elle rencontra Olivier. Il se marièrent en 2000. Ce fut une belle fête, dans un restaurant au bord du Lac, JP était très fier d'emmener sa fille devant Monsieur le Maire. Olivier est charmant, peu causant il ne cherche jamais à se mettre en valeur, il est fou de sport de montagne, qu'il pratique chaque fois que son métier de vétérinaire lui en laisse le loisir. J'ai beaucoup de tendresse pour ce garçon, Il adore son épouse qui le lui rend bien, et c'est toujours un bonheur de les voir toujours aussi amoureux.
    Antoine, lui était moins bohème, rien ne lui plaisait plus que de construire, Sa jeunesse fut sans histoire, l'année du bac fut difficile, il le rata et dû redoubler, je dois dire que c'est cette année que me vint des doutes quant à sa sexualité, Lorsque nous partions en week-end à Beauregard, Antoine venait avec son copain de toujours, Mathieu, qu'il connaissait depuis l'école primaire. Mais cette année là, je trouvais leur attitude changée, une certaine gène avait l'air de s'installer entre eux. Antoine regardait son copain avec des yeux de merlan frit, pour ne pas dire avec des yeux de crapaud mort d'amour, et Mathieu ne venait plus que rarement à la maison, Antoine avait des notes épouvantables, son père avait beau tempêter tous azimuts, rien n'y faisait. J’essayais de discuter avec lui, mais je n'obtenais que de vagues réponses, il en avait marre, il était mal dans sa peau, il se trouvait moche et boutonneux.
    Un jour je lui demandais pourquoi Mathieu ne venait plus chez nous, il rougit et baissa la tête. Je comprenais d'un coup ce que je refusais de voir. Antoine avait une attirance pour les garçons. Je pris mon fils dans mes bras, je ne savais comment lui dire que j'avais compris son trouble. J'ai pu seulement lui dire, je sais !, je sais ! Je t'aime, tu es mon fils adoré, et rien ni personne ne pourra changer cela.

    Il était amoureux de son ami Mathieu et celui ci, l'avait repoussé, horrifié et l'avait sommé de ne plus lui adresser la parole.

    Il avait perdu son ami et son amour et il en souffrait énormément. Nous avons beaucoup parlé cette année là, il m'était difficile de comprendre pourquoi nous en étions arrivé là, et je n'arrivais pas à en parler à son père. JP n'était pas particulièrement homophobe, mais comme tout les hommes il préférait que cela ne se passe pas dans sa famille, il était macho, pour lui il était inconcevable d'aimer une personne du même sexe et il espérait que son fils lui fasse des petits enfants et continue la lignée des Moulin. On se préparait des lendemains de larmes.
    Nous étions en 1985 Antoine avait 17 ans et nous commencions à entendre parler du Sida, mais d'une façon lointaine, on nous parlait surtout de drogués, mais assez peu d'homosexuel. J'en parlais à mon médecin qui me donna les coordonnées d'association d'aide aux parents. J'avais l'air fin au téléphone en expliquant mon problème, ou plutôt le problème d'Antoine,
    Qu'importe que j'ai du mal à accepter que mon fils soit pédé, l'important était qu'il l'accepte, lui. Je voyais cela comme une maladie incurable mais qui ne tue pas. Je devais déjà faire en sorte qu'il redouble sa terminale dans un autre lycée, ce serait la tâche la plus facile, JP ne comprit pas pourquoi ce changement mais je restais ferme.
    J'avais commencé à culpabiliser et pourtant jamais mon garçon n'avait été dans mes jupes , Qu'avions nous fait, qu'avions nous raté, je compris plus tard que ce n'était pas un dégoût des filles, mais une attirance pour les garçons. Que notre éducation, n'était pas en cause. C'était comme ça ! Il fallait faire avec.
    Quant au bac, Antoine se repris, l'année suivante et l'eut avec mention,
    Il restait à informer JP qu'il n'aurait pas de petit fils qui perpétrait le nom des Moulins.

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    A suivre.
     cette histoire n' est absolumant pas autobiographique
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  • Voici le troisième chapitre

     

    Michel, a été ma bouée de sauvetage, autant que je l'ai été pour lui. Une bouée de sauvetage, en a t on besoin lorsque l'on revient sur la terre ferme ? Peut être, oui, si on a peur de retomber à l'eau. Je craignais qu'il ne se fasse des idées sur mon nouvel état de femme libre, et qui voulait le rester. Je devais absolument l'appeler, il n'avait même pas pu me présenter ses condoléances, j'étais partie dans mon mémorable fou rire au cimetière .

    Comment dire à Michel sans le froisser que je désirais prendre du recul et partir à Beauregard.

    « Prendre du recul » c'est la phrase hypocrite par excellence, C'est ce que l'homme dit lorsqu'il veut quitter sa compagne pour aller dans les bras d'une autre, j'ai connu plusieurs exemples, c'est une façon de partir sans faire trop de peine à celui ou celle que l'on quitte. Je devenais hypocrite moi aussi, je ne désirais pas arrêter notre liaison du jour au lendemain, je voulais choisir ma vie future, réfléchir.

    Pourvu que Michel ne me demande pas de vivre avec lui. Il me faudra lui annoncer ma décision assez vite avant qu'il ne perde la face devant mon refus.

    Je me fais l'effet d'être une garce. J'ai toujours eu tendance à m'incliner devant les décisions de mon entourage, par faiblesse, par fatigue, pour éviter les problèmes, et où cela m'a t il mené …...à un énorme gâchis.

    Même mes enfants me considèrent comme une petite chose qui ne prend aucune décision, qui se laisse manœuvrer au gré du vent. Je leur en veux d'avoir cautionner la tromperie de leur père, mais pouvaient ils faire autrement, JP n'aurait pas accepté que l'un de ses enfants lui fasse une remarque.

    Leur père, ce héros, ce pauvre homme qui a été séduit par une femme plus jeune que la sienne, sa secrétaire a tout les torts, l'aurait elle violé ?
    La promiscuité est forte entre un patron et sa secrétaire, ils sont en tête a tête souvent 8 heures par jour, bien plus qu'avec l'épouse qui reste à la maison ou travaille.

    Je n'oublie pas que moi aussi j'ai été secrétaire, comme on dit maintenant, « Assistante de Direction » j'ai toujours refusé de me considérer comme tel, le nom est plus pompeux mais le travail est le même.
    J'ai eu dans ma carrière plusieurs chefs, les femmes sont souvent les moins tendres, elles ont terriblement peur qu'un homme prennent leur place, aussi sont elles un peu « peau de vache ».

    Le croiriez vous j'ai eu une fois un patron qui m'a supplié à genoux de lui accorder mes faveurs. J'en rigole encore, mais à cette période j'avais moins envie de rire. J'étais en intérim, j'ai demandé à l'agence de me trouver une autre mission.


    Quels sont mes torts, parce que je dois en avoir, tort de n'avoir pas parlé avec JP lorsque j'ai appris son infidélité, tort de n'avoir pas essayer de reconquérir mon mari, tort de ne pas piquer une crise de femme bafoué, j'ai préféré m'effacer, ne rien dire, j'ai préféré le confort d'une vie bourgeoise, faire taire le qu'en dira t on.

    Je plains la maîtresse de l'homme marié qui passe son week end seule. Bien souvent l'homme lui dit : « je ne peux pas divorcer, ma femme est malade ou bien, mes enfants sont trop jeunes, etc...... »Ni l'épouse, ni la maîtresse ne sont heureuses.



    Je me décide à prendre le téléphone pour appeler Michel et et lui demander de passer quant il pourra, avec empressement il me dit qu'il sera chez moi dans une heure.


    Je ne l'ai pas vu depuis le décès de JP, peut être avais je un peu honte pour accepter une rencontre. Des tas de mots me passent dans la tête. Je suis très mal à l'aise et pourtant il me faut le voir, lui expliquer que je ne sais plus ou j'en suis.


    La sonnerie du portail me fait sursauter, j'ouvre et m'approche de la porte afin de lui ouvrir. Il arrive, un gros bouquet de roses couleur saumon dans les bras, Il m'embrasse tendrement sur la joue.

    « Comment te sens tu ?»
    Je lui répond en grimaçant et le remercie pour les roses, je l’entraîne au salon ou nous nous asseyons face à face.

    Un silence gênant s'installe. J'ouvre la bouche ne sachant que dire, avec un signe de la main comme pour me faire taire, il prend la parole.

    « Je sais ce que tu ressens, ou plutôt je m'en doute, je ne te mettrais aucune pression, prends ton temps, nous avons vécu de merveilleux moments, mais maintenant la situation est différente. En ce qui concerne l'administratif je peux t'aider si tu le désires, je veux rester ton ami, ton confident et je comprendrais que tu ne me demandes que cela.»

    Je baisse les yeux, comme il me connaît bien, j’acquiesce et entre deux sanglots je lui raconte ce que fut la semaine précédente, La police qui vient me prévenir du décès de JP, ma visite à l'institut médico-légale, mon questionnement, où, quand, pourquoi, comment, le petit sourire en coin de l'inspecteur de police, l'envie de lui mettre un gnon, sur son sourire ; l'organisation des obsèques, le coup de téléphone aux enfants, et puis les funérailles,
    « Ah me dit il, je comprends pourquoi je ne t'ai pas vu lors des condoléances, as tu des projets imminents autres que les démarches administratives »

    « Oui, j'ai beaucoup d'idées, mais je n'arrive pas bien à les mettre en place, je veux quitter Vienne, et aller habiter à Beauregard ».

    Il me regarde comme si j'avais dit une grossièreté.
    «  Mais quelle idée !, tu es folle ! »
    il se reprend « excuses moi ! Mais d’où te vient cette idée ?»

    « Tout Vienne est au courant de la façon dont JP est mort, je n'ai pas l'intention de continuer à amuser les Viennois, et puis même si la maison est celle où les enfants ont grandi, j'ai trop de souvenirs ici, je dois me reconstruire et ce n'est pas ici que je pourrais le faire, je pensais vendre la maison, mais finalement je crois qu'il serait plus judicieux de la louer, enfin, je vais voir, j'hésite à prendre une quelconque décision, un moment je pense blanc puis noir. »

    «  ah !, je vais te faire rire, j'ai dis aux enfants que j'avais un amant, ils pensent que c'est un jeune qui en veut à mon argent »

    Après cette boutade, je redeviens sérieuse. Nous faisons ensemble un petit brainstorming afin de noter les démarches les plus urgentes, banque, notaire, caisses de retraite de JP afin de demander la réversion de sa pension, et là cela devrait être coton, JP était toujours en activité, Je demanderai à Monsieur Rigaud de bien vouloir faire cela pour moi, il confiera ce travail à cette chère Nora.

    La journée est avancée, aussi, je lui propose de casse-croûter avec moi ce qu'il accepte avec plaisir.
    Salade verte et omelette de pommes de terre, arrosé d'un verre de vin blanc, mon pécher mignon.
    Je pense partir la semaine suivante à Beauregard, comme si de rien n'était car en règle générale j'y passe les mois d’Août, le plus souvent seule. Donc pas de changement, à moi le soleil et les balades sur les contreforts du Vercors.
    a suivre....................

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  • voici le second chapitre de l'histoire de Marie.

     

    *****************************

     

    Lorsque les enfants arrivent, ils me trouvent en tenue décontractée, un verre de Chardonnay à la main.
    Ils sont gênés, et ne savent pas quoi me dire. Je les invite à prendre une boisson et à s’asseoir près de moi.
    Par quoi commencer ? Je me lance.
    « Comme vous ne le savez peut être, votre père avait une maîtresse depuis de nombreuses années » En les voyant baisser les yeux je comprends qu'ils savaient. « Votre père est décédé dans le lit de sa maîtresse. Crise cardiaque, elle a appelé le samu mais il était trop tard. Comme sa mort était brutale le procureur a demandé une autopsie.
    Madame Nora Aucourt n'a pas été inquiétée. Il s'est vite avéré qu'une relation sexuelle un peu trop poussée  soit la cause de son décès. »
    « Si je ne vous en ai pas parlé plus tôt, c'est que je préférais que la cérémonie se passe le mieux possible. Quant à mon départ de la cérémonie, j'ai été très surprise des condoléances de Madame Aucourt, qui est venue s'excuser et me demander pardon. J'ai pris un fou rire nerveux et j'ai préféré quitter le cimetière. »
    Un ange passe ….... mes enfants se regardent, Julia me demande «  il y a longtemps que tu sais »
    « Oui il y a plus de 10 ans que je sais que Jean Paul couche avec sa secrétaire. »
    Je l'ai su par hasard, je travaillais à l'Agence B lorsque j'ai rencontré Suzanne qui me dit : «  Je te croyais aux Antilles avec Jean Paul » Suzanne travaillait dans le même service que mon époux elle s'occupait des déplacements des ingénieurs et des chefs de service. JP chef de service de la gestion du personnel recevait des cadeaux des sociétés d'Intérim et des transport aériens. Elle savait bien que ce n'était pas moi qui accompagnait JP, Je lui répondais vivement « JP est parti avec sa maîtresse ! Excuses moi, je suis un peu pressée, j'ai rendez vous avec mon amant ».
    J'enrageais, mais je n'étais qu'à moitié bouleversée, j'avais des doutes sur sa fidélité, nous faisions chambre à part depuis quelques années, je lis très tard le soir et bouge beaucoup, j'ai le syndrome des jambes sans repos. Quant à JP, il me faisait remarquer qu'il ne me dérangerait plus lors de ses retours tardifs les soirs de réunion.
    Et puis franchement avoir le lit pour moi toute seule c'était une aubaine
    .
    Il s'installait donc dans la chambre d'amis et ne faisait aucun effort pour venir me voir dans ma chambre, d'ailleurs je n'en faisais pas moi non plus.
    Nous étions fort occupés tous les deux, nous travaillions dans des sites différents de la même entreprise, nos enfants avaient quitté le nid, Antoine travaillait à Paris, Julia était sur Annecy avec son mari, quant à Lucia elle voyageait aux 4 coins du monde pour sa musique.
    Lorsque j'eus 60 ans, je demandais ma retraite, j'en avais assez de courir je voulais penser à moi, aller au musée, voir des expositions de peinture, faire de la marche, lire, écouter de la musique.

    Pour JP, il n'était pas question de partir en retraite à 60 ans, il se sentait jeune, il avait envie de travailler encore, je comprenais le pourquoi de cette décision et avais-je envie de me retrouver 24 heures sur 24 avec lui à la maison.
    La première question de Lucia, « Pourquoi n'as tu pas demandé le divorce ».

    Nous y voilà !!
    « J'y pensais, mais je me suis dégonflée, la maison était à nous deux, il aurait fallu la vendre, déménager, idem pour la maison de campagne dans la Drôme. J'ai mis mes regrets dans ma poche et mon mouchoir par dessus et je n'ai rien dit. »
    Mais JP devait avoir mauvaise conscience, il me couvrait de petits cadeaux, du parfum, des fleurs, des roses rouges bien entendu, et dés qu'un gadget numérique sortait il me l'offrait etc.... par contre il ne m'emmenait plus au restaurant. Peut être avait il peur que je veuille allez dans un restaurant où il emmenait sa maîtresse.
    Maintenant, il me fallait avouer à mes enfants que j'avais moi aussi donné un coup de canif dans le contrat.
    « Mes enfants je dois vous dire ......... j'ai un amant !! »
    Alors là, je vois les mâchoires se décrocher.
    Tous en cœur il crient  « Maman. !!!
    Je réplique «  Vous n'avez tout de même pas penser que j'allais tout accepter sans me rebiffer alors que j'avais une paire de cornes de 2 mètres au dessus de la tête. J'ai trouvé un homme tendre et doux qui m'a réconforté et aidé dans les moments difficiles. »
    Lucia persifle «  tu te la joues couguar, c'est certainement un jeune qui n'en veut qu'a ton argent »
    J'étais certaine de sa réaction :
    « Es tu allé voir ton père pour lui dire que sa maîtresse en voulait à son argent ? »
    Elle pâlit et baisse la tête furieuse de s'être fait moucher.
    Je vois dans les yeux de mes enfants une cruelle désapprobation. Des larmes me viennent aux paupières, leur père avait tous les droits, mais en ce qui me concerne je ne dois pas faillir. Je pensais avoir élever mes enfants dans le respect de l'égalité des sexes, mais lorsqu'il s'agit de leur mère, ce n'est plus la même donne.

    Je décidais de passer à autre chose.

    « Donc pour l'instant que décidez vous pour la suite de la journée, je n'ai aucune envie de faire un repas et je n'ai pas faim »
    Les enfants partent au restaurant, de cette façon ils pourront parler de la situation sans moi.

    Ils m'embrassent et me disent « à tout a l'heure ».

    Je me fais un thé et m'installe sur le canapé , je suis vannée. Je craque et libère toute les larmes de mon cœur, quel gâchis ! Je me sens seule, vraiment très seule, mais libre, vraiment libre.

     

     

    a suivre .....

     

    n"hésitez pas a faire des critiques.

     

    Le début est triste, j'en conviens, mais une fin est toujours le commencement d'une autre vie qui espérons le sera meilleure

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  • Voici donc l'histoire de Marie, 63 ans mariée, 3 enfants, elle vit dans la région lyonnaise, à la limite du Rhône et de l'Isère.

     

    Une femme de notre génération, elle avait 20 ans en mai 68. Apparemment cette révolution n'a guère eu de retentissement dans sa vie future.

     

    Voici son histoire d'aujourd'hui.

     

     

     

    Debout au bord de la tombe, sous un chaud soleil d'été, je transpirais abondamment, les yeux cachés par mes éternelles lunettes noires. Je pensais : «  Mais qu'est ce que je fais là »! Encore et toujours les convenances et puis il me fallait penser à mes enfants, après tout c'est leur père qui reposait dans cette boite en bois.

     

    Femme trompée depuis des années, je me devais de rester digne. En y pensant, je ne devais rien du tout, ce sont les autres qui doivent rester digne devant moi, et ne pas se faire des clins d’œil. «  Tu as vu la veuve, elle sait tout maintenant »

     

    Et bien oui, Jean Paul est mort dans les bras de Nora sa chère secrétaire, Crise cardiaque lors d'ébats amoureux, se serait il lancé dans des pratiques sado maso, je ne veux pas le savoir.

    Mes enfants ne savent pas la façon dont leur père est décédé, il faudra que je leur en parle, il est préférable qu'ils le sachent par moi plutôt que par quelques bonnes âmes.

     

    Le discours d' Alfred Rigaud Directeur des Ressources Humaines de GAGELOC se termine, il vient m'embrasser, me dire toute la considération qu'il avait pour Jean Paul, blablabla, blablabla.

    La cérémonie continue, la boite est descendue dans le trou, et nous lançons des roses rouges sur la bière. Il m'a tellement envoyé de roses rouges durant ces dernières années, sachant que je n'aimais que des roses roses, je peux bien lui renvoyer l'ascenseur.

     

    Je n'ai pas de haine, j'ai aimé follement cet homme, durant plus de 30 ans, et un jour, à cause d'une lâcheté de plus, j'ai regardé mon époux que j'adorais comme un clone du JP que j'avais épousé, je n'aimais plus cet homme, je n'avais plus d'estime pour lui.

     

    La longue cérémonie des condoléances commence, Antoine à ma gauche, Julia et Lucia à ma droite, merci, merci, merci …... je ne reconnaissais personne, je n'entendais pas ce que me disaient les collègues et amis de Jean Paul. Je patientais, j'avais envie que cela se termine vite.

     

    Tout à coup je vois arriver une femme, jolie, jeune, habillée comme une veuve joyeuse, qui me saute au cou en me demandant « pardon ». Quelle mouche la pique ? Et puis mon esprit fait « tilt », ne serait ce pas la « connaissance » de mon défunt époux ?

     

    Me voilà prise d'un effroyable fou rire. Je cachais mon visage dans mes mains et me retournais, Antoine croyant que je m’effondrais, me prend dans ses bras et m’entraîne vers la sortie, et moi de rire de plus en plus fort, je hoquetais, j'étais pliée en deux, il me fit asseoir dans son véhicule et découvre que je pleure de rire, il grimace, une ombre passe dans son regard, il est blanc comme sa chemise, « Maman, maman, qu'est ce qu'il t'arrive, calme toi veux tu boire quelque chose ». J'accepte la bouteille d'eau qu'il me tend. Mon fils n'aime pas les effusions, il est toujours gêné lorsque je le prends dans mes bras et que je lui dis que je l'aime devant des tiers.

     

    Je reprend mon sérieux et renvoie mon fils au cimetière. Je lui emprunte sa voiture, il rentrera avec ses sœurs et son beau frère. Il a envie de refuser, mais il sait que je suis têtue et me donne ses clés.

     

    Je pars et quitte ce cimetière ou je laisse une partie de 40 ans de ma vie, mais il me reste le meilleur, mes enfants.

     

    L'important maintenant est d'apprendre à la famille, la façon singulière du décès de Jean Paul.

     

    ..................................

     

    Ceci est brut de décoffrage, je n'ai ajouté aucune fioriture

    qu'en pensez vous ?

    Dites le moi ce que vous en pensez trés sincèrement.

     

    Je ne suis pas dans l'attente d'un goncourt ou autre mais c'est pour moi une théraphie.

    Je ne puis par pudeur écrire ce que je vis.

     

    Donc c'est l'histoire d'un mec d'une nana.......

     

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  • Je vous aime.

     

    DEFI POESIE n°50

     

    chez les Croqueurs de mots

     

    Thème proposé par Norlane : Femme

     

     

    Quelquefois
    Si douces
    Quand la vie me touche
    Comme nous tous
    Alors si douces...

    Quelquefois
    Si dures
    Que chaque blessure
    Longtemps me dure
    Longtemps me dure...

    Femmes...Je vous aime
    Femmes...Je vous aime
    Je n'en connais pas de faciles
    Je n'en connais que de fragiles
    Et difficiles
    Oui...difficiles

    Quelquefois
    Si drôles
    Sur un coin d'épaule
    Oh oui...Si drôles
    Regard qui frôle...

    Quelquefois
    Si seules
    Parfois ell's le veulent
    Oui mais...Si seules
    Oui mais si seules...

    Femmes...Je vous aime
    Femmes...Je vous aime
    Vous êt's ma mère, je vous ressemble
    Et tout ensemble mon enfant
    Mon impatience
    Et ma souffrance...

    Femmes...Je vous aime
    Femmes...Je vous aime
    Si parfois ces mots se déchirent
    C'est que je n'ose pas vous dire
    Je vous désire
    Ou même pire
    O...Femmes... ....

     

     

    Julien Clerc.

     

    j'aurais pu parler de la Femme grillagée de Pierre Perret.

    mais aujourd'hui, je suis dans la douceur.

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